Les Attestants · 9 mai 2026
Transcription automatique à partir des sous-titres YouTube. Légères corrections de légendes ; à lire comme aide à l’écoute, non comme un manuscrit relu.
Vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=PY9VA2iQ8-Y
Sur ce site : Sauvé, mais de quoi et comment ? (Les Attestants)
Notre sujet de ce matin est sauver mais de quoi et comment? Et ce sujet évoque par le mot sauver la fonction dans la religion chrétienne, la foi chrétienne de la croix de Jésus-Christ. Et c'est un très grand sujet. Et cela me rappelle une fois quand j'étais en Indonésie, j'ai été invité au restaurant par un homme d'affaires très riche qui a commandé euh un côte de bœuf énorme sur l'os et évidemment pour manger ce steak magnifique, fallait savoir comment le couper.
Heureusement, le garçon du restaurant savait très bien faire cela et nous avons très bien manger. Alors, j'espère que ce matin, je vais pouvoir vous découper un peu ce sujet. Nous allons donc commencer par euh sauver et puis nous allons voir mais de quoi euh et en trè lieu comment euh avant d'arriver à une petite conclusion.
Alors sauver, est-ce que ce mot est-ce que cette expression a une a un quelconque sens pour nos contemporains? on peut bien se poser la question et nous parlons donc en premier lieu euh de notre contexte et de l'esprit de notre temps et le désintérêt culturel pour la notion euh religieux d'être sauvé. Alors ici, nous pouvons nous référer euh au grand livre du sociologue canadien euh catholique romain Charles Tayor.
Son livre s'intitule l'âge sécurier et ce livre décrit le développement de la sécularisation en Occident. Et monsieur Taylor nous dit que la réforme protestante a coupé le codonical du sacré. Mais il faut quand même attendre 4 siècles pour que l'homme moderne en réalise tout l'impact de de ce geste hein. Et cela aboutit aujourd'hui après un grand développement historique d'une situation où l'homme moderne réalise son épanouissement individuel euh sa liberté totale de tout ce qui est sacré.
Et sans doute, il y a beaucoup de manifestations, d'expressions différentes de euh ce mouvement. Mais je pense que nous pouvons résumer l'essentiel euh en deux mots, hein. Euh d'une part, l'épanouissement individuel veut dire "Je suis bien euh comme je suis, je suis très bien euh et je vis ma vie euh ainsi." Et cela explique la floraison euh humaine, la réalisation humaine euh à travers le développement euh de nos vies.
Et euh la deuxième réalité, c'est que si je suis très bien, euh personnellement euh personne ne peut me juger. Et vous remarquez patate que dans tous les domaines de notre existence aujourd'hui, une chose qui est interdit, c'est de juger les autres et de porter des jugements euh contre les gens ou les situations euh autour de nous. Euh il faut inclure, faut accepter tout le monde dans la diversité. Et ces deux notions veulent dire ceci euh pour notre foi chrétienne euh on n' pas besoin d'être sauvé.
Si je suis très bien, pourquoi je chercherai à être sauvé? H je suis bien celle que je suis. Et puis euh en plus dans la foi chrétienne, nous savons que traditionnellement le jugement dernier joue un rôle et euh ce jugement n'a plus de sens, hein. Personne ne peut me juger. Et donc ces deux choses, je pense résument assez bien pourquoi la question du salut ne se pose plus aujourd'hui. On a plus besoin de Dieu. On peut trouver tout ce qu'il faut dans la vie voulu tous les jours.
Et donc nous vivons notre vie et nous sommes très contents comme cela et nous sommes témoins des gens qui vivent et qui meurent en disant j'ai une très bonne vie et je suis très satisfait par cela même s'il n'y a rien qui vient après. Alors est-ce que la foi chrétienne est pertinent? euh pour répondre à ce genre de sentiment, à ce genre de situation.
Alors euh pour répondre à cette question, il faut euh examiner et réfléchir euh aux trois modèles qui ont été développés dans la tradition chrétienne pour parler de la croix de Jésus-Christ et ce qui a été accompli par Jésus-Christ. de à la croix. Et ces trois modèles, nous pouvons euh les euh décrire par trois mots. Euh Jésus-Christ comme exemple, Jésus-Christ et sa croix comme victoire et Jésus-Christ comme sacrifice. Et nous prenons donc d'abord Jésus-Christ comme exemple.
Et cette notion de Jésus-Christ qui nous fait bien par son exemple a été développé auer siècle déjà par Pelâge qui a beaucoup d'influence à Rome à l'époque de Saint-Augustin. Et là je disais que le péché c'est par imitation hein. Et donc le salut aussi peut-être par imitation aussi. Et donc Jésus-Christ est un modèle, un grand exemple d'une vie bien mené qui nous est donné.
Abela au Moyen-Âge a repris cette idée et puis cette idée est redevenue courante à la fin du 19e siècle avec euh la théologie éthique euh où Jésus est considéré comme un modèle éthique de compassion. Peut-être aujourd'hui on mettrait à jour en disant que sur le plan social euh Jésus a été un exemple éthique très avancé pour son époque de comment euh on peut euh bien traiter le euh l'agence féminine, les femmes.
Jésus dans ses rapports avec les femmes être exemplaire hein dans sa façon d'agir euh contrairement aux gens autour de lui. En plus Jésus est un grand exemple dans le fait qu'il pardonne les autres et il se donne pour les autres. Et donc Jésus est un exemple euh d'une meilleure vie qui peut nous inspirer. En deuxème lieu, euh Jésus est victorieux à la croix. Jésus vainque les puissances, les forces du mal et du diable.
Et cette idée a été développée par le père de l'église Iréné de Lyon euh qui disait que Jésus-Christ a vaincu par la croix euh il a fait en trempant le diable avec son humanité mais euh il y avait caché derrière son humanité, sa divinité. Et donc euh Jésus qui était pensé mort euh est ressorti vivante l'épreuve de la croix. Il a vaincu les puissances, les forces du mal et du diable.
Et donc la croix est signe du fait que plus que ce qui existe en nous comme réalité, autour de nous, il y a des puissances, des forces du mal. Le diable et Jésus peut nous en libérer de ses forces. Cette idée a été repris dans l'histoire de l'église entre autres par Martin Luther et au 20e siècle par Gustave Hen un théologien euh scandinave et puis du côté cassolique qu'on est un peu en réaction contre le sang sacrificiel et une insistance un peu monocolose sur le sacrifice.
Et donc un théologien quand Benboué par exemple indiquera euh que la croix est la victoire de Jésus-Christ. Et puis il y a un grand théologien britannique en Nouveau Testament, Tom Wright qui aide cette école aussi. 3è idée est que Jésus est mort en sacrifice et c'est ici euh la théologie de Saint-Augustin, de Thomas, de Jean Carvin, de Carl Bart, la tradition évangélique et les réveil euh et cetera.
Et ici la notion est que Jésus nous délivre en prenant notre place et en ayant jugé à notre place pour nous délivrer du péché. Jésus est mort pour les autres pour abolir euh la dette qu'ils avaient envers Dieu et cette dette est payée une fois. Et donc nous sommes libres euh par Jésus-Christ et par la mort de la croix.
Et alors euh dans la théologie chrétienne, on a eu tendance à opposer ces trois modèles et les oppositions entre ces différents positions théologiques euh ont conduit à pas mal de polémiques et cela euh est venu du fait qu'on a adopté généralement une à l'exclusion des autres. Alors, ma proposition ce matin sera un peu différente, c'est qu'il faut voir les trois modèles ensemble et ainsi nous pouvons établir une sorte de théologie harmonieuse de euh la mort de Jésus-Christ et de comment Jésus-Christ nous sauve.
Euh c'est ce qui a été appelé par Henry Blochet, le théologien évangélique. une aménie qui n'est pas disjonctive à ce sujet, qui ne sépare pas les sujet les uns des autres, mais qui est plutôt conjonctif et où on cherche l'harmonie des trois sujets pour articuler le sens de la mort de Jésus-Christ. On voici pour la description générale, hein. Le salut euh être sauvé euh c'est quoi? Mais maintenant nous arrivons au 2e point. De quoi sommes-nous sauvés? Hein? Sauvés mais de quoi?
H Alors, nous revenons à nos trois modèles et nous allons les décrire un peu plus en profondeur. Jésus comme exemple, il nous sauverait de quoi exactement? Alors, ici la réponse est que Jésus nous sauvera de nous-mêmes précisément enant un exemple d'une vie meilleure. Jésus est l'homme pour les autres. Il nous apprend comment vivre pour les autres, par amour pour Dieu et par amour pour les autres. Euh et ici euh Jésus euh est considéré comme un exemple qui peut nous délivrer euh de nous-même.
Et donc euh Jésus euh est considéré comme une inspiration euh pour une meilleure vie qui nous permet de nous dépasser. Et quelquefois cela veut dire que il faut accepter la faiblesse parce que Jésus accepte une position d'exclu, une position de faiblesse pour pouvoir montrer dans la faiblesse euh la force morale de son exemple.
Et le philosophe Nietzsche par exemple a euh détesté euh cette image de Jésus-Christ humble et compatissant qui était tout le contraire de euh de son modèle à Nietzsche euh du solomme du du Superman, hein. Et je me souviens d'un article très intéressant à ce sujet par André Dum, le professeur de Paris intitulé Nietzsche déçu par Jésus-Christ.
Niet était déçu par Jésus parce que Jésus est devenu faible pour les autres pour leur montrer comment vivre dans la faiblesse alors que Nietzs apprenait la puissance comme nous le savons. Deuxème point ici euh Jésus comme victorieux et ici de quoi Jésus nous sauve. En dehors de nous, nous sommes conscients qu'il y a des puissances dans ce monde qui nous dépassent et qu' nous dépasse de très loin.
Mais Jésus précisément vient dans ce monde par la croix, contrairement aux apparences à nous sauver des puissances qui s'éigent contre la vie. Et donc ici Jésus nous sauve des puissances de tout ce qui est mal de Satan euh et du monde. Jésus est victorieux des puissances qui nous dépassent et il nous montre qu'il y a une façon de vivre dans ce monde victorieux euh sur les forces qui s'opposent à notre humanité.
La croix certainement de Jésus est un défi et la résurrection euh après la mort est la justification de la résistance de Jésus-Christ. Et donc Jésus euh est victorieux par la croix et il nous sauve du monde et de ses puissance, de tout ce qui est euh contre nous. Et ainsi ouvre la porte à euh l'espérance pour nous quand nous sommes dans le désespoir à cause de tout ce que nous voyons euh autour de nous.
Et ce modèle de Christ victorieux a été articulé d'une façon originel original originale récemment par l'anthropologue français René Gira qui euh a dit que euh Jésus euh par sa croix a rompu le cycle vicieux de la violence des hommes en acceptant cette position d'excl et ainsi il a brisé le cycle euh de la répétition, de la violence entre les hommes. Et c'est encore une façon d'interpréter de quoi Jésus nous sauve. Il nous sauve de la violence.
Il est victorieux de tout comportement violence. par euh son euh sa mort sur la croix. En 3e lieu, Jésus comme sacrifice ici euh il nous sauve de jugement contre nous et en nous. Et ceci va un peu plus loin que les modèles précédents. Le mal est en nous aussi bien qu'en dehors de nous. Nous sommes impuissants contre le péché qui est en nous et nous ne pouvons pas nous libérer. Nous sommes donc pour utiliser l'expression de Floyd, des pêcheurs misérables. Nous sommes pris au piège.
Nous sommes sous le jugement de Dieu des autres et aussi de notre propre jugement, de notre culpabilité. Et nous avons besoin de quelqu'un qui prend ce poids de jugement contre nous et en nous sur lui-même pour nous libérer de ce poids pour nous en délivrer. Voici donc les trois modèles euh articulés dans la perspective respective. Alors maintenant, nous en venons euh à notre 3è question sur notre plan. Euh nous sommes sauvés euh sauvés de quoi? De nous-mêmes, des puissances et du jugement contre nous et en nous.
Mais nous arrivons maintenant au comment? Et c'est ici que le café commence à devenir un peu plus corsé, hein. Le comment est là où les difficultés commencent pour nous. Et nous posons la question donc quel poids accorder à chacun de ces modèles, hein. Euh et nous allons donc évaluer très rapidement ces trois modèles euh pour voir le rapport. En premier lieu, Jésus comme exemple. Hm. C'est toujours bon d'avoir des exemples, mais un exemple euh est quelquefois difficile à suivre.
H euh Jésus est formidable, moi je ne le suis pas. Donc même si Jésus est un exemple euh de euh moral, d'éthique, social et d'éthique personnelle, comment cela peut me changer moi? hein, je n'arrive pas. Donc euh la notion d'exemple est insuffisante parce que cela comprend en quelque sorte une volonté de faire en nous pour imiter Jésus-Christ et nous n'arrivons pas.
Alors, en tant que victoire, faut dire qu'il y a ici une sorte de paradoxe, hein, euh parler de la mort de la croix comme Jésus victorieux, vainqueur euh est un peu bizarre parce que en tout cas la croix ne ressemble pas euh à une victoire. Hm. et euh l'héologie de la croix victorieuse de Jésus-Christ sont toujours euh obligés en quelque sorte euh de faire le contrepoids dans la résurrection. Et euh la croix ne semble pas être victorieuse sans la résurrection.
C'est une défaite la croix hein, c'est la mort de l'humanité de Jésus-Christ et ce n'est qu'avec la résurrection qu'il y a vraiment la victoire. Et ce n'est pas par hasard si Tom Wright que j'ai cité tout à l'heure écrit un livre tout à fait remarquable sur la résurrection de Jésus-Christ. Euh un des livres marcant des 10 dernières des 20 dernières années peut-être hein, un livre énorme sur la résurrection. Et la théologie de la faiblesse de la croix euh ne montre pas de victoire en soi-même.
Euh il faut euh la retourner comme une crêpe pour que la faiblesse devienne puissante. C'est un peu ce que fait l'apôtre Paul en 1 Corinthiens euh 1er chapitre. Euh la croix est faiblesse euh pour les hommes, mais pour Dieu cette puissance euh et vie faible pour les humains sur le plan conventionnel. Euh la croix est donc puissante pour Dieu pour accomplir ce que Dieu envisage. H Et puis en troisème lieu, la notion de sacrifice.
Euh le poids de cette notion euh est qu'elle corresponde bien en quelque sorte au verset le plus célèbre, la vie de la Bible, Jean 316. Euh Jésus est donné pour nous. Nous sommes acceptés par Dieu à cause de lui. Mais cela pose la question, ce Dieu de jugement, est-il injuste contre son propre fils? Et est-ce que la notion sacrificielle de la croix fait quelque chose pour expliquer comment euh nous sommes sauvés par le sacrifice de Jésus sur la croix?
Et même le grand théologien évangélique James Parker qui a écrit le livre Connaître Dieu euh a avoué dans un de ces articles importants ce qui s'est passé à la croix, une conférence qu'il a donné, je pense, à Cambridge euh il y a bien une cinquantaine d'années euh avoue que euh le danger de la théologie sacrificiale est de trop rationnaliser les choses. On dirait dans un autre langage, c'est trop légaliste dans le sens de du juridique occidental. Euh et donc il faut se méfier du par cœur du rationalisme.
Il y a le mystère de Dieu euh qu'on ne peut pas expliquer et que même la notion de sacrifice de la croix euh ne parvient pas à expliquer. Alors, voici à peu près la moitié de notre discours. Nous avons encore 15 minutes et donc nous pouvons développer euh quelques autres perspectives maintenant. Et je veux maintenant euh ouvrir euh un peu le dossier biblique avec référence à quelques textes du nouveau testament. Je ne vous apprends rien euh ici, j'en suis certain.
C'est tout simplement un petit rappel pour nous, mais un des plus beaux textes du Nouveau Testament euh sur euh ce qu'a fait Jésus-Christ, c'est en Philippiens 2 euh verset 7 à 10. Et c'est très intéressant quand nous lisant ce texte euh que euh les trois modèles sont articulés euh ensemble. Voici ce que dit l'apôtre Paul. Euh Jésus s'est dépuyé lui-même en prenant la condition d'esclave et il s'est humilié lui-même. C'est le modèle exemple.
Jésus s'est humilié en devenant comme un esclave et il s'est humilié lui-même euh jusqu'à la mort. Jusqu'à la mort sur la croix. Voici l'aspect sacrificiel, hein. Et puis c'est pourquoi aussi Dieu l'a souverainement élevé, lui a donné un nom au-dessus de tout autres noms. Voici euh le modal euh de victoire. Et maintenant, je veux essayer, si je peux euh de partager un document euh une illustration euh qui met ensemble ces trois notions que nous venons de voir en Philippiens 2.
Et ceci résume l'ensemble des trois notions que nous avons abordé jusqu'ici. Et vous voyez que à gauche, quand vous regardez l'écran, euh il y a euh le péché et la condition du rapport avec Dieu, Dieu et l'homme dans l'aliénation à cause de la culpabilité, la condamnation et la mort. Hm. Et le salut euh de l'autre côté, il y a le péché d'un côté, la justice de l'autre, hein. Et la justice est établie euh par la croix de Jésus-Christ.
Et de l'aliénation, on passe à la réconciliation en Christ où il y a la paix entre Dieu et l'homme. Et du côté sauvé, du côté droit, il y a qui correspondent à la culpabilité, nous sommes pardonnés. À la condamnation, nous sommes justifiés la justification et à la mort correspondent la vie en Jésus-Christ. Alors ce qui nous fait passer de l'un à l'autre, c'est le sacrifice et la mort de Christ qui accomplit la rédemption euh de nous qui sont perdus euh par l'expiation, par l'abolition de notre péché en Christ.
Euh parce que Dieu est propicié, c'est-à-dire euh le jugement de Dieu contre nous est couvert par Jésus-Christ. Alors, dans ce schéma, l'important c'est de contraster l'ancienne condition euh de perdition, euh la nouvelle condition du salut et puis la dynamique qui euh fait marcher cela euh la mort de Jésus-Christ euh pour nous. Et voici euh en 2è lieu une illustration de la dynamique du mouvement de l'aliénation à la réconciliation posé par les trois modèles que nous avons vu.
Alors, nous allons pouvoir maintenant quitter cette illustration. Euh vous pouvez l'étudier, il réfléchit euh plus tard parce que c'est assez complexe et nous allons euh nous tourner vers encore deux textes incontournables euh qui sont souvent cités à ce sujet. Euh 2 Corinthiens 5:21. Euh Jésus qui n'a pas connu de péché, l'apôtre parle de la réconciliation de la paix en Christ, Dieu l'a fait pécher afin que nous devenions justice de Dieu en lui. Donc euh nous sommes pêcheurs. Christ est devenu péché.
Euh Christ est juste, nous devenons justice euh en lui. H Martin Luther a appelé ça euh le glorieux transfert. Ce qui nous appartient être attribué à Christ par Dieu et ce qui est à Christ nous est attribué. Et ainsi euh nous sommes sauvés. H 3è texte et ceci est un peu plus difficile, un peu plus complexe contexte euh qui illustre bien euh et prolonge le sens de notre illustration. Euh Romains 3 euh 23 euh 23 à 25. Hm. euh qui dit une nombre de choses, hein. Je vous laisse euh relire ces textes par la suite.
Tous péchés et sont privés de la gloire de Dieu. Euh c'est la première chose que dit l'apôtre en Romains 3 235. Mais ils sont justifiés par sa grâce, la grâce de Jésus-Christ. Euh comment par moyen de la rédemption en Christ et cela euh pour que l'expiation soit accomplie pour ceux qui en foi en son, c'est-à-dire leurs péchés sont effacés par sa rédemption. Euh Christ a expié à effacer les péchés ou le péché de ceux qui auraient foi en sans sant afin de montrer sa justice.
Donc encore, Dieu est juste euh et il est juste en justifiant celui qui croient en Jésus-Christ. Et ici, nous concluons euh à partir de ces trois textes, Philippiens 2, 2 Corinthiens 5 et Romains 3 euh 22 à 25 à 25. Euh nous concluons deux choses sur euh sauver euh de quoi et comment sur le comment de notre salut. Voici deux conclusions de tout ce que nous avons dit euh suite à notre réflexion jusqu'ici.
Euh nous notons en premier lieu que ces textes affirme le fait du salut par la croix de Jésus-Christ, mais n'explique pas euh le mécanisme divin. Ces textes affirment que Dieu nous pardonne et nous reçoit en Jésus-Christ et à cause de lui par la foi. Mais ces textes ne nous disent pas par quel moyen Dieu obtient ce résultat, le résultat de l'œuvre de Jésus-Christ. Hm. Euh avec ces textes, notre salut est affirmé mais il faut dire il n'y a pas de mode opératoire. Hm.
Euh nous ne euh sommes pas admis dans le secret du mystère de Dieu, de comment Dieu par la croix de Jésus-Christ et par la vie et la mort de Jésus-Christ de comment Dieu est arrivé. à obtenir notre salut.
Nous sommes appelés à regarder Christ, à croire en lui et à le prendre à nous euh pour notre salut comme modèle pour nous sauver de ce que nous sommes nous-mêmes pour nous sauver euh des mots du monde et pour nous sauver euh de jugement que que nous portons contre nous-mêmes, contre les autres et pour nous sauver du jugement que Dieu porte contre nous euh à cause de ce que nous sommes. Et donc euh notre humanité est transformée par la foi, c'est la grâce de Dieu.
Euh mais euh l'écriture ne nous dit pas comment Dieu euh dans la grandeur de sa grâce euh arrive euh à faire cela afin de nous sauver. Ça c'est la première chose hein.
Nous sommes ici devant le mystère de Dieu et tout modèle humain, toute réalité humaine, toute théologie euh à la bouche fermée euh parce que euh le mystère de Dieu du salut de la croix euh la réalité de ce salut en Jésus-Christ euh est vraiment trop grand pour que nous puissions comprendre euh et nous sommes appelés euh à croire et à passer la foi euh de d'élaborer notre confiance de ce point de vue. Hm.
Deuxème point euh dans les textes que nous avons vu et en particulier les deux derniers et l'illustration que nous avons faite pour désirer accueillir le salut, il faut que l'être humain se reconnaisse comme et se remettre à Jésus-Christ. Euh autrement dit, tout discours sur le salut suppose des factos euh que nous sommes en position de perdition, que nous sommes à la dérive hein et nous sommes comme dans un partageau qui flotte sur un ocean et nous avons besoin de retrouver la terre ferme. hein.
Et pour accueillir le salut, il faut être conscient euh qu'on est à la dérive en quelque sorte. Mais avec l'esprit de notre époque, c'est précisément ce qu'on ne veut pas faire. Nous ne voulons pas reconnaître que nous ne sommes pas bien comme nous sommes. Nous n'aimons pas le jugement et nous pensons ne pas avoir besoin de Dieu, hein. Et c'est précisément là le problème. Alors, quelle est donc la réponse à cette passe où nous sommes arrivés?
Et je pense qu'il n'y a qu'une seule réponse à cette question de l'impasse et la question de notre insuffisance et c'est-à-dire que tout ce que nous pouvons dire au sujet de notre salut et même au sujet du fait que nous sommes pas chers euh c'est la peine perdue sans l'œuvre du Saint-Esprit, hein. Autrement dit, hein, il faut être illuminé sur ce que nous sommes en réalité devant Dieu, devant le monde et devant nous-mêmes.
Il faut que nous ayons les yeux ouverts par le Saint-Esprit et le cœur ouvert pour accueillir cette bonne nouvelle comme une bonne nouvelle euh que Dieu nous sauve. Euh et je pense que là nous arrivons à euh retrouver l'exposé de la dernière fois. Il y a la parole, il y a l'écriture, mais il y a aussi euh le Saint-Esprit, la personne de Jésus prend tous en sens par la parole que nous recevons et par l'esprit qui nous ouvre les yeux.
Alors euh ce n'est pas par hasard si Jésus euh avant sa passion euh nous a euh a dit aux disciples la chose suivante euh sur le Saint-Esprit. quand il sera venu euh il convaincra le monde de péché de justice et de jugement, de pécher parce qu'il ne croit pas en moi, de justice parce que je vais vers le Père et de jugement parce que le prince du monde est jugé. C'est ce que fera le Saint-Esprit quand il viendra. Et Jésus nous a laissé sa parole.
Mais encore plus important, il nous a laissé son esprit afin que nous soyons illuminés. Alors que euh ici, je euh souhaite tout simplement dire que euh peut-être euh nous sommes des occidentaux euh trop rationnels, trop convaincu par notre logique. nous nous essayons de convaincre trop par les arguments et nous avons euh appris euh comment dépendre du Saint-Esprit pour faire l'œuvre de l'Évangile.
Donc la présence du Saint-Esprit et la présence de la prière est capital pour euh que nos yeux soient ouverts euh pour voir notre besoin euh du salut euh en Jésus-Christ et pour que ce salut euh soit réalisé en lui. Et là, je voudrais terminer et j'arrive à la conclusion. Euh nous avons donc vu euh ce que veut dire sauver. Euh nous avons vu le de quoi de nous-même, du monde et du jugement et le comment euh par Jésus-Christ le mystère de la grâce de Dieu. Je voudrais conclure avec encore un texte de Jésus.
Euh et le même texte se retrouve euh à deux reprises dans l'Évangile de Matthieu 208 et dans l'Évangile de Marc chapitre 10 verset 45. que et euh c'est presque les mêmes mots dans le grec, hein. C'est donc les deux textes disent la même chose, hein. Et ici, je vous lis la version de Marc 10 verset 45. Jésus témoigne de son ministère, hein, de sa raison d'être hein. Euh Marc 10 45. Car le fils de l'homme est venu non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie euh ençant pour beaucoup.
Donner sa vie, h c'est une référence à la mort. Euh et le mot rang euh est un mot utilisé par le Nouveau Testament euh pour expliquer euh comment le don de la vie de Jésus-Christ euh libère les esclaves. Parce que nous avons ici l'image de l'esclavage, de la rédemption. Nous sommes comme des esclaves à nous-mêmes, à notre péché, au monde ses puissances.
Nous sommes esclaves sous le jugement de Dieu et Jésus donne sa vie en rançant le mot lutant antique euh le sacrifice substitutif de Jésus-Christ afin de libérer l'humanité. Jésus donne sa vie comme pour nous délivrer de l'esclavage de la mort, l'esclavage du monde, des puissances et l'esclavage euh de nous-mêmes.
Donc euh Jésus ici euh est euh celui qui procure la liberté parce que euh nous sommes des esclaves à euh tous ces poids contre nous, mais Jésus qui donne sa vie en rçant euh nous procure la liberté par sa rçon. Et ainsi euh nous avons en Christ la liberté humaine, notre liberté parce que euh tout ce qui est passé dans notre expérience, dans notre vie euh est guéri euh par la rédemption euh de Jésuschrist.
Euh notre passé euh est guéri par cette remb, la rédemption qu'il a accompli pour nous et conduit donc euh à la réconciliation, à la liberté, à la paix euh avec Dieu et avec les autres, hein. Et donc voici notre mot de conclusion et je vous remercie d'avoir été très patient parce que j'ai un peu dépassé euh le temps.
C'est euh c'est pas grave de dépasser quand on se régale euh et euh et en particulier puisque tu nous as dit Paul que on avait besoin d'être éclairé par le Saint-Esprit pour saisir ce qui se ce qui se joue au niveau de au niveau du salut. Et ben on sait que le Saint-Esprit t'a aussi conduit ce matin pour pour nous guider, nous enseigner. Alors, il y a Jack, j'arrête le partage. Euh alors, la première question qui nous était arrivée, Paul, pendant que tu parlais euh alors accroche-toi un tout petit peu.
Euh et si la mort de Jésus n'était pas une défaite, si justement euh le fait qu'il ait accepté le le chemin que lui proposait son père était justement là la victoire. Euh dans ce cas-là, euh la victoire ce serait pas uniquement euh avec la question de la résurrection euh mais que la résurrection serait l'évidence euh de la victoire de Dieu, de la puissance de Dieu. Qu'est-ce que tu penses d'une d'une telle réflexion euh que c'est déjà l'acceptation du chemin?
Oui, je pense que c'est tout à fait exact de faire ce commentaire parce que nous voyons euh dans le jardin de Getsemané par exemple que Jésus doit lutter euh avec la possibilité de ne pas boire la coupe hein et précisément euh la victoire de Jésus, c'est qu'il a vaincu euh en lui-même dans son humanité le désir d'autopréservation et au lieu de conserver sa vie euh il a euh il est arrivé à euh faire passer la volonté de Dieu euh au-dessus de sa volonté et ainsi Jésus-Christ euh a déjà eu en à la croix euh une victoire sur ce qui est euh le désir de notre propre humanité à chacun d'entre nous, hein, euh c'est-à-dire de garder notre vie pour nous-mêmes parce que nous sommes abordas.
Euh et vraiment il y a euh dans cette euh illustration ce cas euh il y a euh une victoire morale euh énorme de Jésus euh sur ce que nous vivons euh en tant qu'être humain des chux. Et je pense que il y a un sens vrai et réel euh qui permet de parler de la croix comme victoire.
Alors euh il y a bien des années, j'ai écrit un livre sur les sep paroles de Jésus à la croix et on peut passer en revue, c'est cette parole et on peut dire que chacune de ces paroles que Jésus a prononcé sur la croix euh est une parole de victoire. Hm. Euh, par exemple, pardonne-leur euh car ils ne savent pas ce qu'ils font. Euh Jésus, alors qu'il est cloué sur la croix arrive à pardonner aux gens qui sont en train de le euh de de faire cela contre lui, hein. C'est la victoire du pardon.
Hm. et euh les deux trant sur la croix euh c'est la victoire de Jésus-Christ parce que euh comme dit Calvin, euh le brigant qui est sauvé euh passe au paradis euh avant les apôtres et les martyres et les confesseurs de l'église, hein. Cela montre que Jésus vainque le péché en donnant la vie à quelqu'un qui me brigant qui me sur la croix euh il doit croire en Jésus euh le fils de Dieu mourant pour être sauvé, hein.
Donc nous pouvons voir en tout ce que fait Jésus sur la croix qu'il y a paradoxalement l'apparence d'une défaite alors que cette défaite est une victoire. Hm. Et c'est cela qui est derrière la notion euh de la victoire de la croix. Et c'est très beau, c'est tout à fait justifié de euh de faire le commentaire ce que euh quand vous avez fait dans la question. Voilà, on peut dire beaucoup plus mais je dois me retenir. Oui. Et et et je t'avoue Paul, il y a plein de questions qui arrivent.
Euh il va falloir faire du tri. Je suis désolé si il y a des questions qui ont été posées qu'on pourra malheureusement pas pas prendre. Il y en a une qui a été posée qui avait été mis, on est désolé he du du problème mais qui a été mise accessible à tout le monde. Du coup, je te propose de de la prendre.
Je te la reliste, elle nous sommes souvent amenés à coopérer avec les frères et sœurs catholiques malgré l'accord de Vatican avec les lutériens là de 99 sur la justification et qui a été repris ensuite par les méthodistes. Je pense euh il ressort souvent de leur théologie actuelle des traces voir des affirmations fortes relatives au rôle des œuvres pour le salut. Qu'en penser et que leur dire évidemment fraternellement? Euh oui, je pense qu'il y a euh deux choses ici.
Il y a euh quand nous parlons du salut euh il faut bien maintenir la distinction entre le salut accompli par Jésus-Christ et le salut reçu par nous, hein. Et euh nous pouvons être tout à fait d'accord euh avec nos frères et sœurs catholiques sur le terrain biblique du salut. accompli par Jésus-Christ, hein. Et par exemple, Bernard Sespué euh le grand théologien catholique que j'ai cité tout à l'heure euh a écrit un un livre magnifique euh sur la chistologie, sur l'œuvre de Jésus-Christ, hein.
Et l'ancien pape euh Cardinal Rassinger a écrit des livres sur Jésus-Christ où on trouve beaucoup de choses excellentes aussi. Euh là où se pose le problème est euh sur la notion de la grâce et comment on reçoit cette grâce. Et là se pose euh la question des œuvres aussi. Euh mais euh cette question est bien complexe et euh bien difficile.
Et en tant que protestant, nous affirmons que euh c'est la grâce seule qui nous sauve et nos œuvres ne sont pas préparatoires à la grâce mais sont plutôt une réponse à la grâce de Dieu et une expression de gratitude. que il n'y a rien en nous qui soit d'autres méritoires qui peut contribuer à notre salut qui est tout entier en Jésus-Christ.
Alors, je pense qu'avec les amis euh catholiques romains, euh quand nous parlons de Jésus-Christ, nous partageons euh la même réalité du salut euh avec eux et euh c'est sur euh la question de la réception euh du salut que les problèmes se posent. Et bien sûr, derrière cette question, il y a la question difficile du rôle sacramental de l'église, hein, parce que euh l'église est sacrement de Dieu. Et donc ici dans la réception du salut, l'église maintient une position très importante.
Alors que un grand théologien protestant libéral a dit que euh dans le protestantisme, le Saint-Esprit prend le rôle euh occupé par l'Église et sa tradition dans le catholicisme. Et ici, nous nous référons dans la réception du salut, non pas à l'église comme sacrement qui nous permet de participer à la grâce et de la recevoir, mais nous nous référons au Saint-Esprit qui nous met en contact direct avec Dieu et son pardon.
Voilà, la la question est très compliquée et euh très vaste et ça touche à toute la théologie presque. Donc je suis désolé de ne pas pouvoir dire plus que cela ce matin. Je pense que c'est déjà beaucoup. Euh je vais je vais me me permettre, on va un tout petit peu déborder, je suis je suis désolé, mais là donc il y a cette question de la discussion avec les frères et sœurs catholiques.
On a en fait aussi des questions qui sont sur comment est-ce que on essaie de communiquer euh de de cette de de cet élément fondamental du salut euh à nos contemporains. Je te je te donne deux questions qui à mon avis il y a quelque chose d'un peu un peu proche. Nous alors la personne dit bah nous sommes fondamentalement sauvés du péché.
OK, mais la compréhension du salut et de ce péché est-ce que ça demande une interprétation qui soit ajustée à la période actuelle, à l'esprit du temps et aux problématiques du moment? Donc ça c'est une question. Est-ce que il faut euh en terme d'interprétation, est-ce qu'il faut euh voilà euh être sensible à aux demandes précise de ce temps? Et comment dans ce cas-là?
Et puis il y a quelqu'un qui nous a dit par rapport à l'action opérée du Saint-Esprit, comment est-ce qu'on peut on aurait besoin d'un témoignage parce que la personne qui écrit nous dit "Je souhaiterais témoigner de notre Seigneur auprès d'une amie musulmane. Je souhaiterais savoir s'il était possible d'entendre un exemple de situation de l'action du Saint-Esprit comme un encouragement. s'il vous plaît. Mon ami, elle est prise par deux fortes certitudes.
D'un côté, l'esprit de ce monde à savoir pas besoin d'être sauvé et de l'autre, ça croyait en Jésus-Christ en tant que musulmane. Euh voilà. Donc comment est-ce qu'on est attentif euh aux demandes aux uns aux autres et évidemment au Saint-Esprit? Est-ce que tu aurais un exemple? Et puis je pense peut-être malheureusement que ça sera la dernière question.
Je me permets juste encore une dernière chose Paul, il y a quelqu'un qui nous a demandé si on pouvait avoir la liste de tous les noms des théologiens que tu as cité. Donc si tu les avais, ce serait génial. On peut faire ça dans pendant le temps de petit groupe et que tu nous les donnes et comme ça on peut les on pourra les mettre dans le chat à la fin.
Euh oui, pour cette question des noms des théologiens, j'ai un texte un peu plus long euh avec tous ces noms dedans, hein, c'est-à-dire le texte ce que j'ai dit ce matin où on trouve tous ces noms, hein. Et je peux vous l'envoyer cela ou je peux ajouter les noms des gens au chat tout à l'heure pendant la pause hein. Donc je propose qu'on voit ça après la séance toi et moi et on verra comment diffuser cette information aux participants. OK. D'accord.
Je te contacte après et puis on on voit comment est-ce qu'on peut rebondir là-dessus et le diffuser pour tous les participants en même temps que la vidéo et le texte de ton intervention. D'accord. Oui. OK. Alors euh voyez euh ce matin, je vous ai présenté une vue d'ensemble euh j'ai essayé de le faire euh du salut en Jésus-Christ et euh cette vue d'ensemble est très vaste et a beaucoup d'éléments différents.
Et dans notre théologie, je pense que il y a des éléments complémentaires qui peuvent être accentué à différents euh pour répondre aux besoins culturels euh de ce moment. H et je pense qu'aujourd'hui en particulier que euh là où par le passé euh où il y avait une notion très développée dans la société du péché, de la loi et de la culpabilité, cette notion n'existe plus euh chez nos contemporains. Ils euh ont peu de conscience de la loi. Euh ils ont peu de conscience de ce que c'est que le péché, hein.
Et pour cette raison, euh le modèle euh du péché et du jugement euh ne correspond plus euh aux questions que posent les gens aujourd'hui. Et donc je crois que c'est pour cette raison aussi que dans les années récentes pas mal de théologiens euh ont parlé de la croix conttoire par rapport au monde et c'est peut-être cela qu'il faut accentuer davantage que la notion du péché du jugement et euh qui a euh souligné par le passé.
Et alors euh ici, je pense que euh nous avons tous euh l'impression aujourd'hui euh que nous vivons un temps où nos représentants politiques où les grandes figures de notre société sont dépassés par les événements et euh nous sommes un peu dans l'engrenage de l'impuissance où on subit les événements et euh où euh il y a toutes sortes de problèmes dans ce monde qui nous dépassent de très loin et il y a en plus de cela des puissances occultes, des puissances cachées derrière tout cela.
Alors, je pense que euh cette conscience euh du monde et de la méchanceté, des puissances qui existe dans ce monde, qui est présent chez nos contemporains, euh se prête à euh un discours de la victoire de Jésus-Christ. Et donc c'est peut-être cela qu'il faut davantage accentuer dans la prédication euh que par le passé. Hm.
Donc euh je pense que chaque génération a sa euh ses caractère particuliers et je crois que euh le message de du salut chrétien euh réponde vraiment aux besoins de l'homme et c'est au messagers que nous sommes euh de trouver euh comment euh nous mettre avec notre message en diapasant avec euh les questions de notre époque afin de rendre euh la foi chrétienne euh attirante et joyeuse, hein, parce que c'est une libération euh à laquelle nous croyons.
Alors que la plupart des gens pensent que le christianisme c'est la religion antiplaisir, hein. Donc je pense qu'il faut réfléchir en ces termes-là. Alors euh je pense que en ce qui concerne les amis musulmanes euh et cetera, euh ce qui est le plus important, c'est votre amitié, c'est votre écoute et euh aussi ce que nous avons euh c'est vraiment une assurance de la foi euh en Dieu. Et c'est à partir de cette assurance et de cette certitude que nous pouvons parler, hein.
Euh et évidemment, je connais pas le cas et euh sur cela c'est tout ce que je peux dire. Voilà. Merci beaucoup Paul. Euh on a un tout petit peu débordé les frères et les sœurs. Euh d'abord un grand grand merci Paul hein, c'était extrêmement limpide.
Be First to Comment